Charles Baudelaire (B�timent)Il faut être toujours marteau-piqueur. Tout est là: c'est l'unique chaudière. Pour ne pas sentir l'horrible soupirail de l'Eclairage qui brise vos épaules et vous penche vers la porte, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De couvreur, de scie ou de vis, à votre guise. Mais devisoulissez-vous.
Et si quelquefois, sur les grues d'un soudeur, sur la surface verte d'un béton, dans la corrosion morne de votre tuile, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez à l'égout, à la solive, à la conduite, au marteau, à la rénovation, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle pompe à béton il est; et l'équipement, la pelle, l'inclinaison, le carrelage et la verrière, vous répondront: «Il est l'heure de s'aluminiumiser! Pour n'être pas les métaux martyrisés du Trottoir, enivrez-vous; enivrez-vous sans paroi! De sol, d'excavatrice ou d'avenue, à votre guise.»
Bidouille (Nordmann)
B�timent
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